jerome royer
France

Artworks (2)

Presentation

je travaille principalement l’aquarelle, l’acrylique et l’encre de chine,. L’aquarelle est ma peinture de prédilection. Je pensais que l’aquarelle n’était utilisée que pour les paysages, qu’elle était un peu »terne », ce fut une énorme erreur ! Avec l’aquarelle je réalise des peintures contemporaines. Je travaille la légèreté et la transparence de la peinture, avec la force de coup de pinceau. Je peins plus avec instinct que réflexion. J’aime ressentir la peinture, mixer les effets et les couleurs. Mes aquarelles sont le reflet de mes émotions. L’acrylique est arrivé en second dans mon parcours. Avec l’acrylique j’explore d’autres horizons et d’autres aspects de mon esprit. Mes œuvres ont un côté plus sombre qu’avec l’aquarelle. Pour moi, l’acrylique et l’aquarelle sont complémentaires, suivant mon humeur et ma sensibilité du moment, je préfère travailler avec l’une ou l’autre. Je mélange la technique dite « classique » et le « dripping » (technique consistant à utiliser un ustensile trempé dans de la peinture, pour la laisser ensuite couler sur la toile en un mince filet, technique utilisée par J.Pollock) Mes peintures sont un voyage entre le figuratif et l’abstrait Mes œuvres à l’encre de chine sont plus minimalistes et intuitives qu’avec les autres techniques. Tout commence avec un challenge annuel, appelé Inktober. Le principe d’Inktober est de réaliser une peinture ou un dessin à l’encre, chaque jour du mois d’octobre. Je me suis pris au jeu et j’ai commencé à peindre à l’encre de chine. A partir d’une coulée d’encre je fais apparaitre un visage, comme des fantômes ou des entités imprégnant le papier. Cette technique se faisant sur papier mouillé, le travail doit être rapide. C’est un travail de concentration et d’intuition. Ave la série sur des journaux originaux des années 1914-1919, je veux montrer que, malgré les moments noirs de l'histoire, la beauté humaine résiste. Mes modèles sont des nues de l'époque, ces photographies étaient associées à de la pornographie et montraient la beauté du corps. J’ai essayé d'utiliser un modèle contemporain, j’ai eu l’impression de trahir le journal et son histoire, l’histoire de ceux qui ont vécu ces moments. Au travers de mes peintures, j’essaie de prolonger la vie de ces journaux, garder une trace, rendre contemporain un moment passé. Ce n’est pas de la nostalgie ou de la mélancolie mais plus une mise en avant de la beauté humaine.